Que ferait-il, s'il pouvait courir l'Arc ? La question se pose, tant le talent de Cirrus des Aigles est immense. Une paire de couilles, juste ce soupçon de virilité physique, ces petites choses que lui avait offert la nature mais que son caractère ombrageux ne supportait pas. Cirrus des Aigles ne pourra jamais procréer. C'est dommage pour l'avenir, on aurait tant voulu le vivre à travers des multitudes de petites jambes. Se rappeler ses doux naseaux, et sa hargne sur la piste. Le retrouver, trônant fièrement sur les arbres généalogiques, comme une évidence. Un rappel intemporel. Faut-il le regretter ? Franchement non. Si Cirrus avait conservé ses attributs, il n'aurait certainement pas eu la carrière qu'on lui connaît aujourd'hui. Comme tant d'autres, il aurait tenté d'exploser son talent face au monde, le plus vite possible. Et il n'aurait jamais eu le temps de vieillir, et de devenir une icône. Et puis, avec Cirrus, il faut laisser du temps au temps. Il n'a pas gagné groupe 1 dès ses premiers parcours, loin de là. Il a grandi, il a forci, il a mûri. Toujours d'attaque, toujours en progression. On l'a connu régulier, puis courageux. On l'a découvert hargneux, puis conquérant. On a tremblé ce 22 mai 2011, ce jour où notre guerrier a chatouillé notre Reine Goldikova. On a applaudi, trois semaines plus tard, tandis qu'il s'envolait loin de la brillante Stacelita. Quel accomplissement se disait-on ! On était si loin du compte.
... La suite de la chronique est disponible pages 32/33 du magazine HippiK n°18. ( Reprendre à la dernière ligne de la première page ) Cliquez ici sur le lien suivant :

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