TELESCOPE peut-il nous faire rêver ?
Les King George VI and Queen Elizabeth Stakes se courent samedi sur la fabuleuse piste d'Ascot. Créée seulement au milieu du siècle dernier, la course s'est pourtant hissée parmi les plus importantes de la planète, bien que logée dans un pays dont les classiques font écho à l'Histoire depuis plus de deux siècles. Ces "King George", que l'on compare au Prix de l'Arc de Triomphe, ont vu défiler les cracks, et chaque nom y est inscrit en lettres d'or pour l'éternité. "L'Arc d'été" et l'inimitable d'octobre sont aujourd'hui devenus indissociables, l'un comme l'autre combattant ensemble pour surélever la race.
En 1952, lors de la seconde édition de la grande course intergénérationnelle, le cheval du Prince Aga Khan III, TULYAR âgé de trois ans s'imposa d'un nez au terme d'une remontée digne de son acharnement. Le poulain remportait la même année le Derby d'Epsom, les Eclipse Stakes, les "King George", et le St. Leger, comptant pour beaucoup parmi les meilleurs chevaux du siècle. NUCCIO, sous les mêmes couleurs, remportait l'Arc de Triomphe dans la foulée.
Deux années plus tard, AUREOLE, propriété de la Reine d'Angleterre, n'avait plus PINZA, le lauréat précédent, pour lui barrer la route. Il offrit à l'illustre femme au chapeau le sacre d'une vie, et le plaisir d’honorer en quelques foulées l'Histoire de l'Angleterre. Un cheval victorieux, pour la famille royale distinguée, et pour l'amoureux du sport qu'est son peuple consacré.
En 1956 RIBOT pose ses sabots ailés sur la pelouse d'Ascot, auréolé du Prix de l'Arc de Triomphe. L'italien s'impose facilement, accompagné aux bras par son cavalier Enrico Camici. Il poursuivra son année par un doublé dans l'Arc, se retirant de la compétition sans avoir faibli un instant sur ses seize mises en jambes européennes.
Il fallut seulement deux années pour voir à nouveau un cheval de quatre ans remporter les deux épreuves. BALLYMOSS, sacré à Ascot, confirme à Longchamp.
Les célébrités s'enchaînèrent, et bientôt les "King George" brillèrent comme une parure de diamants. NIJINSKY y confirmait sa suprématie avant de faire pleurer son pays. MILL REEF et BRIGADIER GERARD passaient leur nez sur le poteau à un an d'intervalle, eux qui avaient été grand rivaux des 2000 guinées, et cracks l'un comme l'autre incontestés.
L'immense DAHLIA parvenait à y inscrire le tout premier doublé. Infatigable assoiffée de luttes et de challenges toujours plus relevés.
GRUNDY, dont le nom sonne infiniment moins que ses prédécesseurs, s'imposait en temps record, à la lutte avec BUSTINO dans un duel fréquemment considéré comme celui du siècle dernier.
... La suite de ma chronique est disponible en page 14 du magazine HippiK n°6, sorti ce jour ! Pour y accéder, cliquez sur ce lien :
http://issuu.com/panoramic/docs/e-hippik_6
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