Prélassé sur la cime pointue et souple de son brin fétiche, les ailes quelque peu dorées sous les derniers rayons de soleil, les élytres laissant s'engouffrer en leur sein la brise hivernale naissante, le minuscule insecte, telle une goûte de sang dissimulée dans l'immensité de verdure, vivait ses quelques derniers instants d'égarement. Il faut dire qu'il avait vogué à travers les courants des heures durant, depuis la culminance de l'étoile brillante et l'apparition de ses rayons sur le cuir scintillant du jeune poulain, cette nouvelle, ce cadeau précieux qu'il venait amener à son amie de Deauville depuis les cieux.
Son amie, qu'il se tardait de retrouver. Il avait une peine immense à atténuer. Un anniversaire malheureux, des larmes qu'il espérait refréner quelque peu, le deuil d'une mère qui, en ce jour, de sa présence n'aurait que faire.
Zarkash - pleurait-elle dans ses songes - disparu dans la brume, ce poids en son cœur agissant telle une enclume. Elle n'avait pas envie de se lever, la douce Zarkava. Pas aujourd'hui. Terrassée par les premiers rayons du soleil, meurtrie par ce jour tragique qui lui imposait depuis une tristesse sans pareil. Son pauvre Zarkash, qu'elle avait tant aimé, foudroyé par la fatalité.
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