Chaque course est un rêve. Chaque accélération est une preuve. Chaque victoire est un bonheur. Chaque foulée, un témoignage de toute beauté. Chaque champion, un plaisir savouré.
Il a peut-être galopé sur des terres anonymes. Il a peut-être coursé des dizaines de poulains d'or.
Peu importe le porte-monnaie. Ce n'est pas l'argent qui fabrique le cœur d'un cheval.
Il est fou de penser que l'on aime l'un d'eux, uniquement parce qu'il se révèle être le meilleur.
Moi, c'est ton bout du nez qui m'a fait frissonné.
Toi qui m'a retirée un poids, parce que tu m'as regardée, parce que tu t'es immobilisée, parce que tu m'as laissée ressentir.
Je me suis sentie moi-même en ta présence. Ta bouche dans mes mains, le roulement de ton mors sous mes doigts, ton souffle sur ma paume.
Je n'étais physiquement rien face à toi. Et pourtant je ne m'étais jamais sentie aussi bien.
Ce regard que tu m'as offert. Tu venais de courir l'Arc de Saint-Cloud. Tu venais de soulever les cris de bonheur de milliers de personnes. Inaudibles, pour la plupart. Des cris venant de nulle part.
Je connais ton regard. Je l'observe tout le temps. Il agit sur moi comme un aimant.
Tu me fais du bien à chaque instant.
Tu nous fais du bien. Car nous sommes des centaines, des milliers, nous pourrions être des millions, à t'aimer.
... La suite est à lire dans le magazine HippiK n°54 :)

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