Détrôné par le génie du petit-frère. DAYLAMI s'était pourtant retroussé les manches, attaquant la haute génération dès ses premiers parcours à l'âge de deux ans, progressant, évoluant, forçant avec le temps, prenant de la masse en même temps que du courage, de la vitesse autant que de la résistance. DAYLAMI, il s'est battu dès le berceau, et bien au delà de la fusion des os. Il a parcouru l'ouest du Monde, connu bien des combats, bien des difficultés, bien des exploits. L’Amérique, les îles britanniques, la France, son pays de cœur. Il a cumulé les victoires et les accessits, étalant sa classe sur la concurrence internationale, se repliant parfois face à ceux qui avaient la forme de leur vie. Un vrai champion. Un cheval qui a pris le temps de comprendre les choses. Qui a pris le temps d'analyser les claques, pour rebondir avec toujours plus de force. Une carrière façonnée, réfléchie, pleine de défis. Peut-être qu'une plus grande réussite au Haras lui aurait assuré un mémorial. Des champions, il y en a eu tellement. Et puis, il a joué de malchance. Maman avait le génie au creux des reins. Le génie, le vrai. Celui qu'on appelle Crack, après l'avoir vu comme le chanceux « frère de ». DALAKHANI, usurpateur. Il lui a volé sa robe, sa beauté, et les yeux de la foule. Je l'imagine frêle et insouciant, débourré en tant que frère, regardé en tant que frère, engagé en tant que frère, et puis vainqueur, en tant que Crack. DALAKHANI, léger et brillant, touché par la grâce, membre de l'accélération supérieure. Son grand frère avait à peine révélé l'étendue de son talent qu'au même âge DALAKHANI rentrait au Haras, intouchable dans un Arc sacré. Enfumable en Irlande, heureusement. On aurait presque souhaité vérifier la véracité de son squelette. Un génie, comme on en fait peu. Ce type de chevaux qui entre de vos vies, vous accroche, et se retire comme un voleur. Un amant incroyable qui nous épargne la déconvenue du réveil. Avec ces chevaux, on reste dans le rêve. Impossible de ne pas les aimer. Mais dans la vie, la vraie, il y a des combats, des désillusions, des sursauts d'espoirs, des poings levés, des rechutes, et de la volonté. Des DAYLAMI.
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Oublié Daylami ?
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